Sylviane et Santa
à l'académie Julian en 1946.
1er prix des moins de 20 ans en. 1943, à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris .Bronze
" ... Claude Santa, pour qui eut le bonheur de le connaître, était un homme pudique, d'une extrême réserve, que d'affligeantes circonstances de la vie avaient replié sur lui-même. Sa parole était brève, parfois abrupte. Il n'a pas laissé de propos sur son art, ni de notes sur son métier. Une ironie souriante offrait une aimable contrepartie. Claude Santa vivait pour son métier de sculpteur sans souci de la postérité et chaque jour, son travail achevé de styliste à la Verrerie d'Arques, il rejoignait ses ciseaux et son chalumeau dans son atelier de Saint-Omer : là sont nées nombre d'œuvres. Son art demeure le témoignage d'une exigence : la qualité de son exécution et la sérénité de l'émotion qu'elle dégage. "
Philippe Chabert
Claude Santarelli, dit SANTA est né le 6 mars 1925 à Paris.
Après ses études secondaires il étudie, de 1942 à 1950, la sculpture, à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris, successivement dans l'atelier de Gaumont et Yencesse (avec une interruption de 1944 à 1945, pendant laquelle il est engagé volontaire). Ses condisciples d'atelier sont Féraud, Cesar, Guino. Appelé comme styliste à la Verrerie d'Arques, il s'installe à Saint-Omer en 1951 , et il y demeurera jusqu'en 1973, date à laquelle il quitte Arcopal pour se consacrer entièrement à la sculpture...
Dans les années 60, Claude Santa a exposé dans de nombreuses villes de France et à l'étranger et régulièrement à Paris. En 1965 il a été choisi pour participer au premier symposium du Québec à Montréal et a reçu, en 1970, le prix André Susse de la jeune sculpture. Plusieurs de ses œuvres monumentales enrichissent les édifices publics à travers toute la France.
Il s'est également intéressé à l'art décoratif, créant pour des ensembliers des supports de table ou des meubles sculptures.
Il a également effectué des recherches dans le domaine de la création de bijoux...
Claude Santa meurt le 10 mars 1979.
Santa (1er à gauche) dans l'atelier Yencesse,
aux Beaux-Arts en 1951.